NEWS

News, infos du RCT

Comment le Castres Olympique va-t-il pouvoir relever la tête en 2019/2020 ?

Le Rugbynistère

Présentation : Le Castres Olympique est un habitué du haut de tableau ces dernières années. Depuis 2010, le CO a ramassé sur sa route deux boucliers, ce qui en fait le deuxième meilleur total à égalité avec l’ASM, derrière le Stade Toulousain. Soutenu par un fidèle public de connaisseurs et poussé par une ferveur à toute épreuve dans le Sidobre, le club, niché au sein d’une ville de 40 000 habitants, est l’un des plus réguliers et des plus redoutés sur ces dernières années. L’an passé : Après un Brennus 2018 arraché au nez et à la barbe des favoris déclarés, le Castres Olympique était hautement attendu la saison suivante. Les Tarnais n’ont pas déçu en reprise de championnat. Une victoire d’entrée contre le finaliste déchu MHR au GGL Stadium, une victoire de haute-volée à Ernest-Wallon le mois suivant. Une suite de première partie de saison en demi-teinte plus tard, les Castrais n’étaient pas qualifiables au soir de la dernière journée de la phase aller. Les fêtes de Noël bien digérées, les résidents du bord de l’Agout sont revenus en trombe et ont enchaîné une série de six victoires consécutives. La deuxième équipe de la phase retour, derrière le Stade Toulousain futur vainqueur, remonte sur les hauteurs du championnat à quelques journées de la fin, laissant la possibilité de se qualifier en barrage à la maison plus que probable. Tout s’est alors effondré dans le Sidobre avec trois défaites à la maison en… trois réceptions. Une première sous haute-tension face au voisin toulousain, une seconde face à l’équipe en forme de la fin de championnat, le MHR, puis une dernière aussi étonnante que rédhibitoire face au RCT lors de la dernière journée. Le couperet tombe, le CO n’est pas qualifié en phases finales pour la première fois depuis quatre ans. Après la désillusion de 2019, une saison de révolte pour le CO en 2020 ? Les matchs amicaux : Le CO participera comme tous les ans au challenge Vaquerin. Le premier match de préparation sera face au Stade Montois à Saint-Affrique, en Aveyron, le jeudi 8 août à 20h00, avant d’être confronté aux Bristol Bears, 9ème du dernier championnat d’Angleterre, à Lacaune dans le Tarn le 15 août à 18h00. À noter que pour leur préparation, les Tarnais sont partis en stage de cohésion à Saint-Lary. Les nouveaux maillots : Kappa a présenté mi-juillet sa nouvelle gamme de maillots pour la saison à venir. Un kit qui se veut proche du terroir castrais, avec une forte symbolique sur chaque tunique.Top 14 – Castres dévoile en vidéo ses nouveaux maillots pour la saison 2019/2020Le bleu, nommé AGOUT, symbolise les nombreux cours d’eau éventrant le département du Tarn, et notamment l’Agout, la rivière qui traverse la ville avant de se jeter dans le Tarn. Le blanc, baptisé SIDOBRE, est une référence au granit du Sidobre, et en général aux différents reliefs montagnards entourant la ville. Le gris, appelé THORÉ, fait appel à l’industrie du cuir qui a glorifié la région dans le passé. Les transferts : Cet été, Matthieu Babillot a été reconduit capitaine de la formation tarnaise pour la saison prochaine. Il sera suppléé par Baptiste Delaporte, nommé vice-capitaine. Du côté du staff, Christophe Urios s’étant envolé pour les bords de la Gironde, c’est Mauricio Reggiardo qui est arrivé d’Agen avec ses valises. Il a été nommé manager. Il sera épaulé par Patrick Furet en charge des avants et par Stéphane Prosper, qui l’a suivi d’Agen, des trois-quarts. Au niveau des principaux mouvements des transferts, Benjamin Lapeyre vient renforcer les lignes arrières. Il remplacera Scott Spedding, qui fait ses valises sans avoir réussi à s’imposer à l’arrière. Thomas Fortunel arrive à l’ouverture et vient concurrencer Benjamin Urdallipeta et remplacer numériquement Yohan Le Bourhis, en partance pour Oyonnax. Hans N’Kinsi arrive, lui, en seconde ligne en remplacement de Thibaut Lassalle qui s’envole lui aussi à Oyonnax. Filipo Nakosi débarque de Toulon et vient pallier le départ à Narbonne de David Smith. Yannick Caballero prend sa retraite en troisième ligne pendant que Karena Wihongi, toujours en vie, revient de Carcassonne à l’âge de 39 ans. Le Tongien Steve Mafi a, lui, été libéré de son contrat et s’est engagé aux London Irish. Tous les mouvements actés cet été sont à retrouver ici. Le XV probable (remplaçants): 1 : Tichit (Fa’anunu) 2 : Jenneker (Rallier) 3 : Kotze (Hounkpatin) 4 : Jacquet (Moreau) 5 : Capo Ortega (N’Kinsi) 6 : Babillot (Delaporte) 7 : Jelonch (Gérondeau ) 8 : Tulou et Vaipulu à mi-temps 9 : Kockott (Radosavljevic) 10 : Urdapilleta (Fortunel, qui commencera la saison en raison de la blessure d’Urda) 11 : Nakosi (Caminati) 12 : Vialelle (Combezou) 13 : Ebersohn (David) 14 : Batlle (Paris ou Lapeyre) 15 : Palis (Dumora ou Lapeyre) Le ou les joueurs à suivre : Du côté des arrivées forcément, le prometteur N’Kinsi a pour la première fois l’occasion de se montrer en haut du tableau du Top 14 et donc au très haut niveau. Il est intéressant de voir comment il s’adapte. Lapeyre a fort à gagner s’il arrive à se relancer et donc à s’imposer dans l’effectif. Fortunel, arrivé de Montauban, sera directement jeté dans le bain puisqu’il commencera titulaire en début de saison. Urdapilleta été plutôt fébrile l’an dernier, la concurrence à ce poste ne peut que faire du bien. La flèche Nakosi remplace la flèche Smith. Adepte de grandes envolées à Toulon, il est très intéressant de voir ce qu’il peut amener au CO en contre et en bout de ligne. L’éternel Capo Ortega sera bien-sûr une figure de proue de la saison, comme à son habitude. Les ascensions grimpantes de Delaporte et de Vialelle n’attendent qu’à exploser, Babillot et Jelonch ne demandent, eux, qu’à confirmer. Le pronostic du rédacteur : Le CO a énormément déçu l’an dernier en ne se qualifiant pas en phases finales. Intarissable à l’extérieur avec huit victoires mais extrêmement friable à domicile avec six défaites, le club du Tarn a payé sa criante irrégularité. Ce groupe a montré dans le passé récent qu’il était capable de grandes choses et de battre n’importe qui, n’importe quand et n’importe où, mais a pêché dans la dernière ligne droite l’an dernier. Pour la saison à venir, le vent de fraicheur au niveau du staff peut faire du bien. Mêlé à la soif de vengeance et de relance, il est probable que l’on ait droit à des Tarnais irrésistibles cette saison. Avec des ressources inestimables, une envie débordante, une solidarité incroyable dans l’effort collectif, une puissance effrayante, il est fort à parier que le vilain défaut de ne pas s’imposer à la maison soit corrigé cette année. Sans compter que, comparé à d’autres écuries du Top 14, le CO a plutôt été épargné par les sélections pour la Coupe du Monde au pays du Soleil Levant… Tous ensemble, tous ensemble, on y croit ?

Pour lire l’article, cliquez sur le lien (accès direct)

Ils vont jouer la Coupe du monde 2019… mais sont actuellement sans club !

Le Rugbynistère

Chaque Coupe du monde est l’occasion pour des joueurs inconnus de se révéler, et se faire recruter dans les compétitions les plus huppées du Vieux continent. Avec plus ou moins de réussite. On se souvient du Russe Vasily Artemyev, pris par Northampton où il jouera 33 matchs en deux saisons. De son coéquipier Victor Gresev, une année aux Wasps, de l’Américain AJ MCGinty qui pèse depuis plusieurs saisons dans le jeu de Sale, ou des Canadiens Ciaran Hearn (London Irish), Conor Trainor (Vannes, Nevers) et Djustice Sears-Duru (Glasgow, Ealing Trailfinders). Sans oublier le contingent de Namibiens repérés pendant une Coupe du monde : Casper Viviers (Cahors, St-Junien, St-Nazaire, Bobigny), Rohan Kitschoff (UBB), Chrysander Botha (Exeter), Theuns Kotze (Aix, Bourg), Kees Lensing (Castres, Leeds), Pieter Jan Van Lill (Aurillac, Dax, Bayonne) ou Conrad Marais (Béziers, Union Cognac St Angely). Des joueurs sans club Si on compile les groupes élargis des nations disputant l’épreuve au Japon, une vingtaine de joueurs sont – à l’heure actuelle – sans club. Des pointures comme Ben Te’o et Nic White trouveront aisément preneur. Le trois-quart centre anglais quitte Worcester. A ce jour, il a décliné les nombreuses offres émanant des meilleurs clubs du Top 14 et de Premiership. Lion britannique et international anglais à 16 reprises, il tire ses dernières cartouches internationales à l’âge de 32 ans. Une rumeur récente l’envoyait aux Sunwolves, et des clubs de XIII se sont manifestés. Pour sa part, Nic White a fait le choix de quitter l’Europe et de s’engager avec la fédération australienne pour pouvoir aller au Japon. Arrivé au MHR en 2015, il se rend indispensable, cumulant 57 matchs en deux saisons, et termine sa course européenne à Exeter. Il totalise 22 sélections et fait partie du groupe Wallabies qui dispute le Rugby Championship. Deux Géorgiens n’ont pas de contrat. Giorgi Nemsadze n’a pas été renouvelé par les Ospreys, et Nodar Tcheishvili par les Cornish Pirates. Nemsadze, seconde ligne, est un vieux soldat qui aura 35 ans à l’issue de la Coupe du monde. Il est passé par Domont, Massy, Montauban, Agen, Tarbes, Bristol et compte 85 sélections. Tcheishvili, seconde ligne également, n’a que 28 ans. Révélé à La Seyne, il était retourné deux ans au pays (Lelo Saracens) avant de reprendre la route de l’Occident. Très bon à Chambéry, on l’imagine bien trouver preneur en France. Le cas des joueurs du Pacifique Quatre Tongiens sont dans le même cas. Nafi Tuitavake (29 ans), passé par Agen, les Crusaders, Narbonne et Northampton, est laissé libre par les Saints après trois saisons en Angleterre (27 matchs pour 5 essais). Un temps pressenti à Béziers, on le voit mal sur le carreau pour la saison qui s’annonce. Daniel Faleafa (30 ans, 3e ligne, ex Albi, Colomiers, Coventry) était titulaire ce week-end contre le Japon.  Les deux autres ont une chance d’être de la fête au Japon si des blessés se désistent dans le squad tongien : David Feao (28 ans, pilier ; ex La Rochelle, Narbonne, Leicester), et Sione Faletau, pilier qui n’a jamais pu véritablement peser en Europe, ni à Yorkshire Carnegie, ni à Bristol. Les clubs de Top 14 accusés de priver des joueurs Samoans et Tongiens de la Coupe du monde 2019 !Trois Samoans sont sans club. Teofilo Paulo (31 ans) va tenter de se relancer aux yeux des observateurs, lui qui a connu l’Ulster, les Auckland Blues (26 matchs de Super rugby), les Blues de Cardiff, le Benetton Trévise et les London Irish depuis deux saisons. Frère aîné de Seilala Lam de l’USAP et cousin de son dernier entraîneur le légendaire Pat Lam, Jack Lam sera de la fête au Japon. Champion ITM avec Waikato, il a porté 53 fois le maillot des Hurricanes en Super rugby. Non retenu par Bristol, il est – à 32 ans – sur le marché.  Enfin, l’imbroglio Belgium Tuatagaloa s’est terminé par le départ de l’ailier samoan de Valence-Romans.  Deux Fidjiens sont également au chômage : Campese Ma’afu est en fin de carrière à 34 ans. Comme son frère Salesi il a connu la France et la Grande-Bretagne. Après les Cardiff Blues, le pilier aux 55 sélections a porté successivement le maillot de Nottingham, Provence rugby, Northampton et Leicester où il a joué 10 rencontres la saison dernière. Manasa Saulo présente un profil à peu près similaire. Plus jeune (30 ans) il aura joué en France (Toulon) et en Angleterre (London Irish). Il compte 40 sélections internationales. Beaucoup d’Américains et de Canadiens Direction l’Amérique du Nord, et les Etats-Unis avec deux américains. Ben Landry semble voué à retourner aux Etats-Unis. Pour Blaine Scully, c’est plus incertain. Ben Landry (seconde ligne de 28 ans, 15 sélections chez les Eagles) ne s’est pas véritablement imposé aux Ealing Trailfinders. Sa prochaine destination devrait être la Major League Rugby. Nul doute que des franchises de MLR tenteront de récupérer Blaine Scully, non conservé par les Cardiff Blues où il aura été aligné 52 fois en quatre saisons. Mais l’arrière aux 46 sélections, passé par les Tigers (35 matchs), pourrait convenir à une formation du vieux continent. Le plus gros contingent d’internationaux sans clubs est le Canada. Les cinq joueurs concernés sont susceptibles de rejoindre la ligue pro américaine. On pense au centre Ciaran Hearn (33 ans, 53 sélections), modestement utilisé par les London Irish depuis 2015. Le flanker Justin Blanchet (26 ans) reste sur 5 saisons consécutives en Championship à Bedford Blues, pour un total de 61 matchs. Conor Keys jeune seconde ligne de 23 ans n’est pas conservé par Rotherham Titans. Un autre seconde ligne se trouve dans l’incertitude : Evan Olmstead (28 ans). 24 fois sélectionné avec le Canada, Olmstead est depuis quatre ans en Europe, passé par les London Scottish et Newcastle ces trois dernières saisons à 28 matchs. Son nom avait été murmuré du côté d’Aurillac cette année, mais l’effectif des Cantaliens est désormais bouclé. Le rouquin de l’Ulster Peter Nelson est un cas à part. L’arrière de 26 ans, né en Irlande du nord, est international U20 irlandais et compte 3 sélections en Emerging Ireland, l’antichambre de la grande équipe. Après huit saisons à l’Ulster, il a quitté le province, acquis la nationalité canadienne et fêté sa première sélection au cours de l’actuelle Coupe des nations du Pacifique. Ils sont sans club :  Angleterre: Ben Te’o Australie: Nic White Georgie: Giorgi Nemsadze, Nodar Tcheishvili Tonga: Nafi Tuitavake, David Feao, Daniel Faleafa, Sione Faletau Samoa: Belgium Tuatagaloa, Jack Lam, Fili Paulo Fidji: Campese Ma’afu, Manasa Saulo USA: Ben Landry, Blaine Scully Canada: Ciaran Hearn, Peter Nelson, Justin Blanchet, Evan Olmstead, Conor Keys

Pour lire l’article, cliquez sur le lien (accès direct)