maville.comMerci Wilko ! Et bravo. En inscrivant, sans jamais trembler, la totalité des points « rouge et noir », Jonny Wilkinson a été une nouvelle fois le grand homme du match. Irréprochable !

Le RCT se devait de l’emporter loin de ses bases pour juste remettre une nouvelle fois – on espère que ce sera la dernière – les pendules à l’heure après les deux déconvenues à domicile.

Les hommes de Philippe Saint-André qui s’étaient mis seuls le couteau sous la gorge ont fait le nécessaire pour se donner de l’air. Mais ils ont eu plus que chaud. La fin de la rencontre où tout partait à vau-l’eau a été bouillante.

Un sans-faute
En première période et contre le vent, la botte de Wilko (deux drops, deux pénalités) a permis aux Toulonnais de tourner avec une avance confortable d’autant qu’en face, les buteurs touchaient du bois par deux fois ou se montraient franchement maladroits.

Dommage que les points toulonnais soient venus du seul pied d’or anglais. En effet, dès l’entame prometteuse, le RCT avait raté l’opportunité de mettre un ou deux essais par excès de gourmandise ou manque de lucidité. Et se mettre ainsi à l’abri.

La mêlée varoise était pourtant bien en place, le pack rochelais prenait régulièrement la marée pendant la première heure de jeu. Il en ira tout autrement dans les vingt dernières minutes quand les Toulonnais oublaient le sens du mot « discipline ». Le reflux failli coûter la victoire aux partenaires de Van Niekerk quand tout partait alors en « barigoule ».

En attendant des essais
Par bonheur, le sauveur « Wilko » avait eu la bonne idée de passer son troisième drop de la soirée. Neuf points d’avance, soit une avance respectable pour éviter tout retour de manivelle. D’autant plus qu’en face, Boboul (deux échecs dont une pénalité immanquable) et Dambielle (deux coups de pied sur cinq) ne s’étaient pas montrés très heureux. La pénalité ratée des 50 mètres en coin dans les arrêts de jeu était une véritable délivrance, côté varois.

Toulon assure l’essentiel en ramenant les quatre points de la victoire. Il ne s’est pas rassuré pour autant.

Aujourd’hui, il faut savoir se contenter du succès sans la manière et… sans essai. Mais tout le monde sait qu’il faudra singulièrement élever le niveau de jeu en se montrant plus ambitieux pour concurrencer les meilleurs.

Probablement, une question de patience.

Pour lire l'article, cliquez sur le lien (accès direct)