Le Rugbynistere

Encore en Pro  D2 il y a deux ans, dixièmes de Top 14 l’an passé, bien malin qui pouvait imaginer les Lyonnais dans le Top 6 cette saison. Pourtant, le début de saison Rouge et Noir était excellent, comme en atteste la seule défaite lors des sept premières journées ou encore les deux succès marquants à l’extérieur face au Racing et au Stade Français. Au soir de la septième journée, le LOU se classe premier. Bien loin de satisfaire Mignoni, le manager Lyonnais se montre toujours très prudent. Une prudence de mise qui donnera raison à l’ancien Clermontois. En effet, à l’automne, le LOU connaît une sévère baisse de régime avec cinq défaites consécutives dont deux à domiciles face à la Rochelle et au Stade Toulousain. Contrariés par les blessures de joueurs importants comme Lambey, les Rhônalpins payent peut-être aussi le prix de leur début de saison. Des Lyonnais à deux vitesses Après un départ en trombe, Lyon rentre dans le rang et pour la première fois de la saison est évincé du top 6 avant les fêtes. À la veille du réveillon de noël, Lyon s’incline une nouvelle fois (38-17) à Montpellier. Les Héraultais profitent de leur victoire pour s’emparer de la première place, qu’ils ne lâcheront plus. Lors de la phase retour, le LOU est resté maître en sa demeure de Gerland, ne s’inclinant qu’une seule fois face au finaliste européen, le Racing 92. De plus, ils sont parvenus à s’imposer par deux fois à l’extérieur, à Brive et à Toulouse. De quoi les installer dans le top 6. La dernière victoire de la saison à domicile face au MHR a validé le ticket des Rouge et Noir. Lesquels prendront part aux barrages. Pour ces phases finales, Lyon se déplacera au stade Mayol pour affronter le RC Toulon. Les gars de la Rade qui ont terminé la saison à la quatrième place. En phase régulière, Lyon, alors en pleine crise, avait dérouillé dans le Var au match aller (39-11) avant de se reprendre (15-6) au match retour, en mars dernier. Vendredi soir, la pression sera sur les épaules des Toulonnais. Habitués aux joutes des phases finales lors des dernières saisons, l’expérience risque de compter face à des Gones qui atteignent pour la première ce niveau de la compétition. « Toulon c’est Toulon, Lyon c’est Lyon » Face à la meilleure attaque du championnat (29 points en moyenne par match), les Lyonnais pourront toutefois s’appuyer sur la force de leur groupe. Entre joueurs expérimentés et jeunes aux dents longues, l’amalgame s’est parfaitement fait cette saison. Comme en atteste la charnière si souvent alignée cette saison : Couilloud-Beauxis. Lambey, Couilloud, Regard, Cretin autant de jeunes qui se sont affirmés cette saison dans l’effectif du LOU, pour preuve, tous tournent à plus de vingt matchs en équipe première. Et derrière eux, d’autres jeunes joueurs pétris de talent poussent pour faire leur trou, à l’image des internationaux U20 Adrien Séguret et Pierre-Louis Barassi ou encore le feu-follet fidjien Jone Tuva. Face à la surpuissance Varoise, les Lyonnais tâcheront de répondre avec leur jeu complet et leur faculté à multiplier les temps de jeux. Un jeu de mouvement qui a fait la force du LOU cette saison. Cependant, les Gones devront faire sans certains joueurs cadres comme Armitage, sous le coup d’une suspension, Beauxis blessé ou Couilloud encore incertain. Souvent perçus comme le petit frère du RCT, en raison du grand nombre d’ex-Toulonnais présent dans l’effectif, les Lyonnais et leur entraineur Pierre Mignoni, pour qui la carrière a démarré à Toulon, tenteront de s’affirmer et de s’émanciper de cette étiquette. Comme l’affirme Pierre Mignoni dans les colonnes de L’Equipe : « Toulon c’est Toulon, Lyon c’est Lyon ; les deux n’ont rien à voir, sauf que les gens des deux clubs s’entendent bien. »

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