Benjamin Nadal

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Article par Benjamin Nadal

FLASHBACK : le jour où le drop de Cabrol a offert le Brennus aux Biterrois… et crucifié Narbonne [VIDEO]

Le Rugbynistere

Présentation des deux équipes Cette finale 1974, la première disputée au Parc des Princes, offre un derby : Béziers-Narbonne ! L’ASB dispute sa troisième finale en quatre ans après avoir remporté le Brennus en 1971 lors de la finale mémorable contre Toulon, puis en 1972 contre Brive. L’équipe est toujours majoritairement composée de la génération dorée du titre de 1971 et dirigée par Raoul Barrière.FLASHBACK : le jour où Jack Cantoni choisit la relance folle pour un essai de 100m en finale ! [VIDEO]Le dernier titre du Racing Club de Narbonne remonte lui à 1936. Depuis, les Audois ne sont jamais retournés en finale du championnat. L’équipe est amenée, entre autres, par les trois frères Spanghero et Jo Maso. Résumé du match Dès la troisième minute, Richard Astre ouvre le score par un drop tapé de derrière sa mêlée. Les Narbonnais ne tardent pas à réagir et prennent l’avantage grâce à un essai de Sangalli suite à une très belle attaque orange et noire ponctuée de deux passes après contact. Sur l’essai, Sangalli, au moment de plonger dans l’en-but, prendra un coup de poing d’Alain Estève. Coup de poing volontaire ou tentative du Biterrois de faire gicler le ballon des bras du Narbonnais ? Aucune réponse officielle mais la grande majorité des supporters (des deux camps) a une idée… Les rouge et bleu répondent à leurs voisins avec un superbe essai en première main suite à une touche à hauteur de la ligne médiane. Le jeune Pesteil s’intercale parfaitement dans la ligne et donne à Navarro qui aplatit en coin. Un nouveau drop du demi de mêlée Biterrois permet à l’ASB de mener 10-07 à la mi-temps.Le XV des joueurs passés sous le maillot du Racing Club de Narbonne depuis 2000Peu avant l’heure de jeu, les Audois égalisent grâce à une pénalité avant de passer devant dans la foulée grâce à un splendide essai de Belzons : mêlée narbonnaise à hauteur de la ligne médiane, et essai en première main suite à quatre offloads, rien que ça ! Narbonne mène 14-10. Dans la minute suivante, Béziers recolle grâce à une pénalité de Cabrol et le score est alors de 14-13 en faveur du RCN, il reste vingt minutes à jouer. Nous jouons la 78ème minute lorsque va se produire une action improbable, fabuleuse pour les Biterrois et dramatique pour les Narbonnais. Suite à une attaque de l’ASB, Pesteil est projeté en touche à hauteur des vingt-deux mètres audois. C’est le moment que choisit Richard Astre pour annoncer un alignement à cinq joueurs… alors que la touche était pour Narbonne !  Les Biterrois se positionnent à cinq dans l’alignement et les Narbonnais les imite. Cette roublardise du numéro neuf biterrois n’est pas anodine : Narbonne a joué jusqu’à présent la majorité de ses alignements à trois joueurs, et Claude Spanghero a gagné tous les ballons. Sur cet alignement, Michel Palmié se retrouve face à Claude Spanghero et parvient à dévier le ballon sur son demi de mêlée, qui transmet immédiatement à Henri Cabrol, lequel, après un crochet sur son vis-à-vis, claque un drop peu académique et offre le Brennus aux Biterrois ! Cette finale aura offert tous les ingrédients d’un grand match de rugby : un derby légendaire, un incroyable chassé-croisé, des essais magnifiques et un dénouement à la Hitchcock ! Faits de jeu et anecdotes La touche volée précédant le drop de Cabrol : La roublardise d’Astre reste une des plus grandes anecdotes des finales du championnat. La touche volée précédant le drop de Cabrol : Les Narbonnais ont réclamé une faute de Michel Palmié pour un appui sur Claude Spanghero. Sur les images nous pouvons voir les joueurs se percuter dans les airs. Nous avons contacté Francis Palmade, arbitre de la rencontre, qui nous a dit ne rien avoir vu d’irrégulier sur cette touche. L’ailier Biterrois René Séguier devait être titulaire mais a dû déclarer forfait le jour du match à cause d’une entorse… contractée en montant l’escalier de l’hôtel ! Il sera remplacé par le jeune Léo Pesteil, décisif sur l’essai de Navarro. L’ASB a inscrit trois drops lors de cette finale. D’après nos recherches, aucune équipe n’a fait mieux dans une finale du championnat. Henri Cabrol dira : « Le drop était une de mes qualités. Pour moi ça n’a pas été un exploit surhumain de passer un drop. C’est vu comme un exploit parce que c’était en finale, contre Narbonne, au dernier moment. C’est comme un buteur qui tire un pénalty, il le réussit ou il le manque, mais son rôle c’est de le tirer ». Rien de compliqué donc ! Les années suivantes Les Biterrois, s’appuyant toujours sur la génération dorée et de nouveaux éléments, remporteront le Brennus en 1975, 1977,1978, 1980, 1981, 1983 et 1984.Les Narbonnais le remporteront en 1979 en s’imposant en finale face au Stade Bagnérais, tombeur de l’ASB en 1/8èmes de finale. Notes et remerciementsCertains fait relatés s’appuyant sur des souvenirs de joueurs et supporters, il peut donc y avoir plusieurs versions de l’histoire de cette finale.Nous remercions du fond du cœur le forum des supporters de l’ASBH qui, via les souvenirs, les photos et la vidéo, a grandement contribué à la rédaction de cet article. Voici le lien du forum : http://asb.rouge.bleu.soforums.com/index.phpUn grand merci à Francis Palmade pour avoir pris le temps de nous parler.

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FLASHBACK : le jour où Jack Cantoni choisit la relance folle pour un essai de 100m en finale ! [VIDEO]

Le Rugbynistere

Présentation des deux équipes Cette finale 1971 voit s’affronter l’AS Béziers et le RC Toulon au Parc Lescure de Bordeaux. Les deux équipes ont été championnes une fois : le RCT en 1931 et l’ASB en 1961. La dernière finale toulonnaise remonte en 1968, perdu 9-9 face à Lourdes, les Pyrénéens étant déclarés vainqueurs aux essais marqués, le match ne pouvant pas être rejoué car la France partait en tournée en Nouvelle-Zélande quelques jours après. L’ASB a quant à elle disputé quatre finales entre 1960 et 1964, mais il s’agissait d’une autre génération de joueurs. Raoul Barrière est l’entraineur de l’équipe première depuis le début de la saison 1968. Avant cela, il a entraîné les Juniors avec qui il a été champion de France en 1968. Beaucoup de joueurs qu’il a dirigé en Juniors composent l’équipe qui affiche une moyenne d’âge de 23 ans seulement. Résumé du match La finale est serrée : l’expérience toulonnaise maîtrise la jeunesse biterroise, et Toulon mène 9-6 à quelques minutes de la fin, dans un match pour l’instant sans essai malgré une équipe héraultaise meilleure attaque de la saison régulière. A la suite d’un jeu au pied d’occupation toulonnais, Jack Cantoni, l’arrière biterrois, récupère le ballon près de sa ligne d’en-but et amorce une relance qui va aboutir sur un des plus beaux essais de l’histoire des finales du championnat. Il réalise un superbe tchik-tchak : crochet intérieur sur le premier défenseur et un crochet extérieur sur le deuxième. Il porte la balle jusqu’aux 35 mètres avant de donner sur l’aile à René Séguier. Sur cette passe, Cantoni prendra une cravate monumentale (a priori de Roger Fabien) et n’aura aucun souvenir de la fin du match. Séguier élimine ses deux derniers vis-à-vis et va aplatir en coin. Essai non transformé, il y aura des prolongations (l’essai valait trois points à cette époque-là) ! Crédit vidéo : max30120 L’ASB rajoutera six points dans ces prolongations grâce à une pénalité d’Henri Cabrol et à un nouvel essai non transformé de René Séguier sur un contre de 60 mètres suite à un ballon tombé par l’attaque toulonnaise. Béziers maîtrise la fin du match, avec notamment une conquête dominatrice, et devient champion de France pour la deuxième fois en s’imposant 15-9. Faits de jeu et anecdotes Une rumeur a circulé, et circule encore, disant que l’essai de l’égalisation de l’ASB aurait dû être refusé car en 1971, il n’y avait pas encore la règle de l’avantage au rugby. L’arbitre aurait donc dû arrêter le jeu et siffler pénalité suite à la cravate sur Cantoni. Nous avons contacté un ancien arbitre international de cette époque, Francis Palmade, qui a arbitré plusieurs finales du championnat, afin d’avoir une réponse à cette rumeur. Ce dernier nous a indiqué que la règle de l’avantage était déjà en vigueur cette année-là, et qu’il avait même contribué à sa mise en place quelques années avant ! André Herrero jouera blessé à partir des première minutes de la rencontre. Il reçoit en effet un premier coup dans le dos alors qu’il se trouve au sol en début de match. Il reçoit ensuite à la demi-heure de jeu un violent coup aux côtes dans un maul. D’abord évacué sur brancard, il reviendra finir le match car il n’y avait pas de remplacements à cette époque-là ! L’histoire ne livre pas le nom de l’auteur de ce deuxième coup. Les supporters biterrois qui racontent ce match évoquent les noms de Saïsset, Sénal ou Estève, mais rien de certain… Il y en a même qui disent que l’auteur du coup porté à Herrero serait… son frère ! Il aurait voulu « s’occuper » d’Estève dans le maul mais ce dernier aurait bougé au dernier moment, et la sentence serait tombé sur le capitaine varois ! Les supporters toulonnais présent au stade entameront des « Estève assassin » mais l’arbitre n’ayant rien vu, aucune sanction n’aura lieu. André Herrero raconte dans une interview que Cantoni, peu avant sa relance du bout du monde, aurait dit au capitaine Toulonnais : « T’es content, tu vas être champion de France ? » Les années suivantes Ce sacre est le début d’une époque dorée pour l’ASB. Les Biterrois, s’appuyant sur les jeunes champions en 1971, disputeront, entre 1971 et 1984, 11 finales pour 10 titres ! Les Toulonnais devront eux attendre 1985 pour retourner en finale, une finale qui fait partie des plus belles de l’histoire, mais qui sera perdue contre Toulouse… aux prolongations encore une fois ! Les Toulonnais finiront par remporter le Brennus en 1987. Crédit vidéo : Cyril Giguet Notes et remerciements Certains fait relatés s’appuyant sur des souvenirs de joueurs et supporters, il peut donc y avoir plusieurs versions de l’histoire de cette finale. Nous remercions du fond du cœur le forum des supporters de l’ASBH qui, via les souvenirs, les photos et la vidéo, a grandement contribué à la rédaction de cet article. Un grand merci à Francis Palmade pour ses précisions sur la règle de l’avantage et également pour les diverses anecdotes racontées.

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